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Notion théorique : Intertextualité Champ : Le lecteur par : Jean-Paul Bronckart |
Dans son sens le plus général, la notion d’intertextualité désigne le fait que, dans de nombreux cas (en particulier dans les productions relevant de la littérature ou de la science), un texte donné peut " renvoyer ", selon des modalités diverses, à d’autres textes ou parties de textes déjà produits, voire même à des textes à venir. Ce renvoi à d’autres textes peut s’effectuer de manière explicite, par des citations, des références, des allusions, etc., et il peut s’effectuer aussi de manière implicite, par la mobilisation, éventuellement inconsciente, de mots, de phrases, ou d’entités plus larges, empruntés de fait à d’autres auteurs. Maingueneau (1984) a proposé des définitions plus strictes de l’intertextualité et de l’intertexte. Selon cet auteur, l’intertexte est un " produit ", constitué de l’ensemble des extraits de textes " autres ", qui sont attestables dans un corpus de textes donné ; dans cette perspective, la notion d’intertextualité désigne quant à elle le " processus " ayant conduit à la constitution de cet intertexte ; elle peut être définie comme le système des règles ou des procédures qui ont été utilisées à cet effet (citation explicite, mention d’un texte ou d’un auteur, allusion, etc.), règles et procédures qui peuvent varier en fonction du genre de texte exploité, ou encore en fonction des types de discours mobilisés dans ce genre. La notion d’intertextualité doit être distinguée d’un ensemble de notions parentes : - les notions d’architextualité et d’architexte, qui ont trait à l’ensemble plus ou moins organisé des genres de textes qui sont disponibles dans une langue naturelle donnée, à une époque de son histoire ; - les notions de paratextualité et de paratexte, désignant des éléments qui, dans un document écrit, se situent à la périphérie de la textualité verbale proprement dite (les tableaux, schémas, en-tête, etc.), ou qui se situent à l’intersection entre cette textualité et sa périphérie (titres, sous-titres, découpages en paragraphes, éléments de mise en page, etc.). - la notion d’intratextualité, qui désigne les mécanismes de renvoi qui s’effectuent à l’intérieur d’un même texte (notes de base de page, renvois à des passages antérieurs ou postérieurs du même texte, etc.). - la notion de métatextualité, qui désigne une manifestation de la fonction métalinguistique, à savoir le commentaire textuel d’un texte autre (métatextualité externe), ou d’un passage du texte concerné (métatextualité interne). |
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Jean-Paul Bronckart (Informations auteur) |
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Notion théorique : Intertextualité Champ : Le lecteur par : Bruno Germain |
Ce terme pourrait paraître clair si sa seule description nous était proposée par le champ littéraire : on y voit comment les textes se répondent et s’interpellent mutuellement. Ce qui signifie, dès l’abord, que le travail sur l’intertextualité est important et nécessite l’approche régulière des textes et pas seulement du texte.
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Bruno Germain (Informations auteur) |
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