Séquence 1. Un exemple
de séance d’évaluation diagnostique relative à l’étude des correspondances entre
les sons [∫] et [s] et leurs graphies
Séquence 2. Évaluer la compétence « Écrire sous la dictée en respectant la
correspondance phonie – graphie »
Séquence 3. Un exemple d’analyse des difficultés à établir des
correspondances entre lettres et sons lors d’une dictée de syllabes
Séquence 4. Les difficultés des élèves à déchiffrer et à écrire des mots au
CP
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DéROULEMENT DE LA formation |
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Séquence 1. Un exemple
de séance d’évaluation diagnostique relative à l’étude des
correspondances entre les sons [∫] et [s] et leurs graphies
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L’évaluation porte ici sur les capacités des élèves à :
- percevoir chacun des deux phonèmes [∫] et [s] dans un énoncé oral, en les
discriminant ;
- localiser les syllabes où chacun se trouve ;
- articuler distinctement chacun des deux phonèmes ;
- lire et produire des énoncés écrits comportant les graphies correspondant à
chacun des deux phonèmes ;
- catégoriser certaines unités phonologiques, les regrouper, les comparer.
R. 426.1.
Évaluation diagnostique de la discrimination de deux phonèmes proches : [∫] et
[s]
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Séquence 2. Évaluer la compétence « Écrire sous la dictée en
respectant la correspondance phonie – graphie » |
1. Un exemple de ce qu’apprennent les évaluations CE1
nationales :
Voici un exemple des compétences acquises par les élèves d’une école de
l’académie de Créteil lorsqu’il s’agit d’écrire un mot sous la dictée (extrait
des évaluations de juin 2009) en respectant les correspondances entre lettres et
sons (l’orthographe n’était pas prise en compte).
Item 38 (Écrire : lionne, jungle, nonchalant) : codé réussi si l’écriture
respecte les correspondances entre lettres et sons pour au moins deux des mots.
Exemple : on acceptera « jingle », « lione ».
Taux de réussite : 83%
Item 39 (Écrire : combler,
merveille, marsouin) : codé réussi si l’écriture respecte les correspondances
entre lettres et sons pour au moins deux des mots de la liste. Exemple : on
acceptera « conblé » ou « merveil »
Taux de réussite : 62%
Commentaire : On peut considérer que le taux de
réussite du premier exercice est satisfaisant (83%) mais on est en fin de CE1 et
l’encodage des sons ne posait pas de difficultés majeures. Le second exercice a
été lui aussi réussi par une majorité d’élèves mais dans une moindre mesure
(63%). Il comportait certes des phonèmes dont l’étude est difficile : le [j] de
« fille » et le [w] de « oui » (Ces phonèmes font partie des semi-voyelles parce
qu’ils se rapprochent des consonnes par leur type de tension articulatoire et
parce qu'ils ne peuvent pas être noyaux syllabiques, et des voyelles parce que
leur prononciation se rapproche de celle de [ i ], [ u ] et [ y ].). ces deux
exercices témoignent qu’il convient de s’interroger dans cette école sur le
travail à entreprendre au CE1 pour que la situation s’améliore et sur l’aide
personnalisée qu’il conveindra d’apporter aux élèves ayant échoué, la mise en
place d’une lecture courante étant difficile à envisager dans ces conditions.
2. Exemple 1 issu de la banque d´outils d´aide à
l´évaluation diagnostique
ACTIVITÉ : Écrire sous la dictée en choisissant la graphie qui convient.
Les mots choisis pour cet exercice sont des mots usuels. Ils présentent des
difficultés orthographiques centrées sur les différentes graphies d’un même son.
http://www.banqoutils.education.gouv.fr/fic/E2FMD01.pdf
3. Exemple 2 issu de la banque d´outils d´aide à
l´évaluation diagnostique
ACTIVITÉ : Écrire sous la dictée des sons prêtant à confusion (fr / vr, tr /
dr, cr / gr, cl / gl).
Dans chacun des mots en question, les groupes de consonnes sont placés en
position initiale, ce qui facilite leur production. Cet exercice permet de
vérifier l’acquisition de groupes de consonnes (fr / vr, tr / dr, cr / gr, cl /
gl) difficiles à reconnaître, à produire oralement et à transcrire. Le codage
porte uniquement sur l’acquisition du son sans se préoccuper de l’orthographe du
reste du mot.
http://www.banqoutils.education.gouv.fr/fic/E2FMD02P.pdf
4. Exemple 3 issu de la banque d´outils d´aide à
l´évaluation diagnostique
ACTIVITÉ : Écrire en autodictée les mots représentés par des dessins.
Il s’agit d’écrire en autodictée, en respectant l’orthographe de noms du langage
courant.
Les difficultés rencontrées peuvent être dues à : des confusions de sons ; des
inversions de lettres ; des absences ou des ajouts de lettres muettes ; un
manque d’entraînement à la relecture. L’enfant peut être dérouté par la
présentation de l’exercice. Il est intéressant de concevoir différents types
d’activités orthographiques afin que l’enfant ne s’habitue pas à un seul mode de
demande et de réponse.
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Séquence 3. Un exemple d’analyse des difficultés à établir des
correspondances entre lettres et sons lors d’une dictée de syllabes |
Voici un exemple d’exploitation des évaluations nationales
CE1 2006 relatif à la maîtrise des relations entre lettres et sons.
Intitulé de l’exercice : écrire des syllabes
sous la dictée (exercice 4 du Livret 1, items 15 à 24).
(/TI/ /POC/ /TRU/ /DURL/ /DORC/ /DRAN/ /COPE/ /CLARP/ /ASP/ /ONL/).
Analyse générale :
L’écriture des syllabes est un moyen d'obliger les élèves à discriminer les
différentes formes sonores qui constituent les syllabes orales, à savoir les
phonèmes. Le code alphabétique qui permet à une langue de se doter
arbitrairement de correspondances entre les phonèmes et les graphèmes se
manifeste bien plus clairement dans l'écriture que dans la lecture. En effet,
les élèves vont manifester dans l'écriture des syllabes écrites leur
compréhension et la mémorisation du système de correspondance graphèmes phonèmes
pour la lecture, et phonèmes graphèmes pour l'écriture.
Remarques relatives à l'exercice :
Les correspondances lettres-sons non transparentes ont été éliminées ainsi
que les graphèmes difficiles (-ui-, -ien-, oin-, -gn-, -ill-,…). Par contre, les
séquences de lettres au niveau de la construction de la syllabe écrite peuvent
être difficiles (CCVCC par exemple) ce qui rend toujours délicate la
correspondance entre chaîne orale et chaîne écrite.
Hypothèses relatives aux difficultés des élèves
:
- est-ce que l'élève perçoit la succession des phonèmes ? si ce n’est pas le cas
s’agit-il d’un problème de perception ou de discrimination auditive ?
- est-ce que l'élève réussit à encoder ? A-t-il mémorisé
la syllabe à écrire ? si ce n’est pas le cas, s’agit-il d’un problème de prise
d’indices ou de mémorisation à court terme ?
- la mémorisation est-elle partielle (centrée sur
l’attaque de la syllabe par exemple) ou complète ?
s’agit-il d’un problème de mémoire
ou d’écoute partielle ?
- le modèle calligraphique des lettres est-il respecté ?
- l'ordre des lettres est-il respecté? Y a-t-il
correspondance entre chaîne orale-chaîne écrite ?
…
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Séquence 4. Les difficultés des élèves à déchiffrer et à écrire des
mots au CP |
1) Les difficultés à maîtriser les relations entre lettres et sons
peuvent se rencontrer en situation de lecture ou bien d’encodage de mots.
En matière d'identification, difficultés à :
- segmenter un mot en syllabes et les syllabes en phonèmes ;
- distinguer des phonèmes et des graphèmes proches ;
- mobiliser les acquis (correspondances entre un phonème et ses graphies
différentes; valeurs diverses d'une lettre ou d'un graphème selon
l'environnement) ;
- se référer à des mots familiers pour lire un mot nouveau.
En matière de production, difficultés à :
- analyser un mot en syllabes et en phonèmes ou en morphèmes connus ;
- percevoir des similitudes à l'oral entre le mot à écrire et des mots connus ;
- découper des mots connus et y prélever un « segment » ;
- distinguer des lettres et/ou des sons proches ;
2) Difficultés rencontrées lors de « l’analyse du
matériel graphique et de la synthèse des unités identifiées » (extrait des
programmes 2007) :
« Pour pouvoir identifier les mots par la voie indirecte, les élèves de
l'école élémentaire, qui ont commencé à comprendre la manière dont fonctionne le
code alphabétique, doivent aussi mémoriser les relations entre graphèmes et
phonèmes et apprendre à les utiliser.
Lorsqu’on fait procéder à l’analyse de mots entiers en unités plus petites
(syllabes, phonèmes), puis à leur synthèse, « la principale difficulté réside
dans l'assemblage de la syllabe à partir des phonèmes qui la constituent : le
passage de [tø] et [o] à [to] est difficile à découvrir sans guidage et
nécessite le plus souvent que l'équivalence soit apprise. »
3) fiche
d’activité : Déchiffrer un mot régulier
nouveau
Ces documents présentent une synthèse des difficultés potentielles que les
élèves de CP peuvent rencontrer tant en matière d'identification des mots
(déchiffrage), qu’en matière de production (écriture, encodage) de mots. La
fiche d’activité fournit quelques suggestions de travail correspondantes.
Fiche associée à la réponse
175.2 Identifier les mots par
la voie indirecte
4) L’article ci-après rappelle quelques-unes des
questions à se poser lorsqu’un élève ne parvient pas à proposer une écriture
possible et phonétiquement correcte (respect du principe alphabétique et des
correspondances oral/écrit) pour un mot régulier
R. 184.1. Proposer l’écriture
d’un mot régulier
5) La fiche donne quelques suggestions de travail
face aux difficultés rencontrées par les élèves pour écrire un mot respectant la
correction phonétique.
Fiche d’activité associée à la question R. 184.1 :
Proposer une écriture possible, phonétiquement
correcte pour un mot
1. La conduite d’une séance d’étude du code au CP
suppose d’avoir à l’esprit les difficultés potentielles que peuvent rencontrer
les élèves pour pouvoir les aider au moment où elles se présentent.
Pouvez-vous indiquer au moins 2 types de difficultés rencontrées par les élèves
de CP lors de l’identification de mots par la voie indirecte et 2 autres lors
d’une activité d’écriture de mots en lien avec l’objectif d’identification des
mots ?
2. sur le plan de la compréhension du principe alphabétique et du
fonctionnement des relations entre oral et écrit, quelles sont schématiquement
les 2 catégories d’élèves qu’on peut observer dès la fin du premier trimestre du
CP ?
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Correction du questionnaire |
1. La conduite d’une séance d’étude du code au CP
suppose d’avoir à l’esprit les difficultés potentielles que peuvent rencontrer
les élèves pour pouvoir les aider au moment où elles se présentent.
Pouvez-vous indiquer au moins 2 types de difficultés rencontrées par les élèves
de CP lors de l’identification de mots par la voie indirecte et 2 autres lors
d’une activité d’écriture de mots en lien avec l’objectif d’identification des
mots ?
Cf. données présentées dans la séquence 4 du module de formation.
2. sur le plan de la compréhension du principe alphabétique et du
fonctionnement des relations entre oral et écrit, quelles sont schématiquement
les 2 catégories d’élèves qu’on peut observer dès la fin du premier trimestre du
CP ?
« Dès la fin du premier trimestre du cours préparatoire, on peut observer
deux catégories d’élèves. Un premier groupe, ayant compris l’économie générale
du système alphabétique français, est capable de se servir de cette
compréhension pour s’engager dans la lecture de mots nouveaux alors même que les
connaissances graphophonémiques sont encore peu assurées; ces enfants
surprennent ainsi les enseignants par leur capacité à anticiper les
apprentissages des progressions annuelles inscrites dans les manuels. Une
deuxième catégorie d’élèves, n’ayant pas compris ce système alphabétique,
poursuivant de façon laborieuse l’apprentissage de la lecture en s’efforçant au
mieux de mémoriser les nouveaux mots, est capable parfois de les reconnaître
dans les textes de la classe mais incapable de décoder des mots non abordés et
non «travaillés» dans le contexte scolaire. » (extrait de l’article
théorique Principe alphabétique)
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