Voie indirecte et voie directe
On appelle couramment voie directe, la procédure d’identification des mots qui permet au lecteur d’associer au mot perçu dans son ensemble son équivalent acoustique et sémantique en puisant au sein d’un dictionnaire mental qu’il s’est construit petit à petit, au fil de son entraînement à la lecture.
Au cours de l’activité de lecture, l’enfant met en jeu des processus perceptifs de la trace écrite qui vont lui permettre de reconnaître les mots. Il met en jeu des processus attentionnels qui favorise la focalisation de son attention et donc de son activité cognitive et linguistique sur les différents composants de cette trace écrite. Il utilise pour cela sa mémoire et met donc en jeu des processus mnésiques pour activer son lexique mental et les mots déjà stockés (voie directe), ce qui lui permet d’éviter l’activité de liaison grapho-phonémique coûteuse intellectuellement. On admet couramment que le lecteur met en œuvre la voie directe mais recourt à la voie indirecte chaque fois que nécessaire (notamment pour la lecture de mots nouveaux ou dans le cas d’une lecture rendue difficile ou mal lisible).
Par opposition, la voie indirecte est la procédure par laquelle l’enfant associe les relations phono-graphiques lors du décodage pour identifier un mot. Cette procédure précède la voie directe chez l’apprenant.
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