| Cours : Le pied diabétique |
| Introduction |
Le pied diabétique (12/99)

Les complications au niveau des pieds des malades diabétiques
sont :
-fréquentes, parmi les complications chroniques de diabète
-graves, entraînant une morbidité importante et une mortalité non négligeable
-coûteuses sur le plan humain et financier
=
prévalence estimée entre 4 à 10 % dans les pays anglo-saxons
= en France, 50 000 à 60 000 diabétiques atteints dont
un nombre d ‘amputation estimé à 15 000

Les médecins généralistes, quand ils soignent des diabétiques,
ont la mission et la responsabilité de la prévention, du dépistage et de la
prise en charge des lésions découvertes au niveau des pieds de leurs patients :
- surtout
quand ils suivent seuls un malade diabétique
- ces lésions
peuvent être indolores et ignorées voir négligées par le patient
- le
retard du dépistage et du traitement en aggrave le pronostic.


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| Objectifs |
Cela découle de la physiopathologie des lésions ? quelle est la physiopathologie des lésions des pieds
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Il existe deux mécanismes à
l’origine des lésions du pied : |
A- la neuropathie est fréquente (concerne 30% des
patients) et responsable d’un grand nombre d’ulcérations :
- diminution voir abolition de la sensibilité tactile, thermique et algique, ce
qui explique des lésions traumatiques méconnues
- déformation du pied due à l’atteinte proprioceptive, avec appui excessif
localisé à la zone plantaire, à la pulpe des orteils ou le bord externe du
pied entraînant frottement anormal, hyperkératose, perte de souplesse de la
peau accompagnée de microtraumatisme et d’effraction cutanée (qui favorisera
la surinfection)
-l’ischémie tissulaire est favorisée par l’atteinte végétative qui
diminue la vascularisation capillaire par ouverture des shunts artério-veineux.
B- l’artériopathie des membres inférieurs est
fréquente chez les diabétiques
- athérosclérose précoce, favorisée par les autres facteurs de risque
(tabac+++, HTA, hyperlipidémie ...)
- médiacalcose avec baisse de compliance artérielle
- microangiopathie avec oblitération distale et troubles trophiques à type de
nécrose cerclée d’un halo érythémateux, entraînant des lésions de gangrène,
touchant les zones péri-unguéales et le bord externe du pied
C- la surinfection aggrave ces pathologies
-les microbes en cause
sont le staphylocoque doré, les gram – ou les anaérobies le plus souvent
-l’infection peut s’étendre en profondeur et atteindre les tissus
sous jacents : cellulite adjacente et extension vers les tendons, les os ..
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La constatation de signes
cliniques |
ÉLÉMENT DE GRAVITE :
-on ne peut se fier à la
plainte d’un patient porteur d’une anesthésie des pieds
- les micro-lésions sont une porte d’entrée à l’infection, qui peut s’étendre
insidieusement et sans douleur en surface et en profondeur
- la prévention des lésions est primordiale
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TOUTE LÉSION DÉPISTÉE TÔT |
Les recommandations préconisent un examen des pieds tous les 3 mois et un examen plus complet une fois par an .
En théorie à chaque consultation ; cela est justifié :
-par l’aspect asymptomatique et/ou indolore de certaines lésions
-par l’incapacité de certains patients à dépister leurs lésions cutanées (cécité, manque de souplesse, insouciance ou incompétence)
-par l’existence parfois ancienne du DNID lors de sa découverte et donc la présence d’une macroangiopathie dès les premiers examens.
En pratique l’examen attentif des pieds demande un temps minimum (une quinzaine de minutes), ajouté à un examen clinique long d’un malade chronique porteur potentiel de pathologies multiples, nécessitant des prescriptions d’ examens complémentaires et des traitements adaptés et, de fait, dans un système de santé conventionnel doté d’un paiement à l’acte de valeur basse, le praticien n’est pas encouragé à pratiquer un examen minutieux et pourtant nécessaire .!
Il semble indispensable cependant d’agir de la manière la plus performante :
-le risque podologique doit être évalué chez tous les diabétiques au moins annuellement
-si le patient est à haut risque podologique, l’examen doit être systématique à chaque consultation de surveillance afin de dépister une lésion débutante ignorée, ou une aggravation de ce haut risque, et justifie parfois une consultation supplémentaire sur plainte du patient
-si une lésion cutanée est présente, le rythme de surveillance est soutenu jusqu’à cicatrisation et guérison de cette lésion .
Réflexions supplémentaires :
1) Rappelons que l’auto-formation du patient est très utile pour le dépistage et la motivation de celui-ci
2) Lors d’une surveillance conjointe avec un service hospitalier spécialisé, il serait souhaitable de vérifier que les examens requis aient été effectués, à quelle date et de consigner dans un dossier (conjoint ?) la réalisation de cette surveillance : éviter de refaire un examen réalisé quelques jours avant peut faire gagner du temps, compter mutuellement sur la surveillance d’un autre praticien qui ne l’a pas réalisé peut être dramatique ...
L’examen clinique traditionnel est nécessaire et suffisant :
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ENLEVER CHAUSSURES ET CHAUSSETTES OU BAS EST INDISPENSABLE ! |
L’inspection est un temps primordial :
-recherche de l’intégrité de la peau de tout le pied :de la surface plantaire, interdigitale, périunguéale,
-à la recherche de plaie, d’ulcérations, de cors, d’hypercallosités, de fissures interdigitales, de zones érythémateuses, d’ongles épaissis et fragilisés, de dépilation
-évaluer les déformations du pied, les zones d’appui excessives
L’examen clinique est complété par :
A- la recherche de troubles circulatoires
- la palpations
des pouls pédieux, tibiaux postérieurs, poplités et fémoraux
- la sécheresse
de la peau
- les zones de
peau indurée, de callosités, de cors
B- la recherche de troubles neurologiques
L’examen est complété par un examen neurologique du pied à la recherche de troubles sensitivo-moteurs et réflexes (examen détaillé dans la Faq :8)
Quelles lésions rechercher ?
C- la recherche des troubles statiques
Les cors ou durillons sont des formations sous cutanées se développant sur des zones de frottement excessif déclenché par les troubles statiques du pied ; l’induration formée blesse le tissus sous jacent, développe une poche de décollement qui peut s’infecter secondairement, voir s’abcéder et évoluer vers un mal perforant plantaire .
La prévention consiste :
en la répartition des appuis et des frottements(semelle et chaussure adaptée) le graissage de la peau quotidien
Le traitement en est le ponçage de la couche cornée (pièrre ponce, lime électrique, soins spécialisés de pédicurie) et la mise en décharge de la zone blessée.

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Talon avec hyper-callosités : à la marche, la peau indurée va se fissurer sous la pression de l'appui : il existe un risque d'infection. |
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La peau est sèche. Il faut imaginer ce pied dans une chaussette et une chaussure, avec la transpiration et le poids du corps. Tout cela va s'irriter et provoquer une blessure, une ouverture et une infection. |
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Mycose des pieds : localisée
aux espaces interdigitaux, conséquence fréquente d'une hygiène
insuffisante. La fissuration de la peau dans le pli interdigital peut être le point de départ d'une infection. Prévention : nettoyer les pieds chaque jour, essuyer soigneusement les espaces interdigitaux, éviter chaussettes et chaussures qui favorisent la macération. |
Les ongles mal taillés peuvent blesser l'orteil voisin ou la pulpe de l'orteil : le même effet peut être réalisé par une compression d'une chaussure trop serrée.
Ils peuvent s'épaissir par l'ischémie et se trouver comprimés par la chaussure.
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Les ongles : les mycoses unguéales ont le même effet, peuvent se compliquer d'un panaris, ainsi que les ongles incarnés qui peuvent blesser la peau adjacente. |
Les plaintes de la neuropathie sont multiples :
Neuropathie : cliniqueLes outils de l’examen :
- l’épingle à nourrice, utilisée avec son coté mousse (sensibilité tactile) ou pointu ( perception de la piqûre ) est supplantée par un instrument plus standardisé : les monofilaments ; il faut consigner les limites anatomiques d’hypo et d’anesthésie
- de 2 tubes à essai remplis l’un d’eau chaude (provenant de votre lavabo), l’autre d’eau froide entreposé dans votre frigidaire, servent à rechercher la sensibilité thermique ;
- le marteau à réflexe, présent dans toutes les sacoches des généralistes ! Si nécessaire, le réflexe achiléen peut être recherché en position assise, jambes pendantes
- le diapason, gradué à 125Hz est perçu ou non au niveau des malléoles internes et externes et au niveau de l’articulation métatarso-phalangienne et teste la sensibilité profonde
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L’anesthésie explique la vulnérabilité
du pied |
Les déformations du pied en raison de la neuropathie sont aussi un élément de gravité; elles résultent de l’atteinte proprioceptive qui altère l’architecture du pied, ainsi que l’amyotrophie .
Le patient va creuser sa voûte plantaire, les appuis sont modifiés et limités, les frottements moins répartis et aggravés ;
il en résulte des callosités au niveau du talon, de l’articulation métatarso-phalangienne,de la face dorsale des orteils
Au niveau des callosités, il y a risque de blessure, d’ouverture cutanée et d’infection .
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Ici on peut voir un creux de la voûte plantaire. La déformation est vraiment très particulière. |
| Les callosités sont biens visibles au niveau métatarsien, au niveau du dos des doigts du pied. |
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L'ostéoarthropathie est une autre
déformation : il s'agit d'une dénervation vasculaire au niveau du pied
qui provoque une circulation préférentielle au niveau cutané et
sous-cutané au détriment de la circulation interne du pied (os et
articulations). Ceci provoque une destruction des têtes de métatarsiens et d'os du tarse, et sous l'effet du poids, il va y avoir un affaissement de cette voûte plantaire, ce qui entraîne un pied plat dû au diabète. On appelle cette pathologie également : le pied de Charcot. Sur cette photo, on peut voir sur les têtes métatarsiennes des petites fractures ou des lyses osseuses. |

Il n’y a pas d’artériopathie spécifique du diabète mais les lésions artérielles sont souvent diffuses et distales (en dessous du genou et surtout la tibiale postérieure) et donc de traitement à priori difficile .
L’examen clinique recherche :
- une claudication intermittente souvent absente
- une baisse ou une abolition des pouls distaux :tibiaux post et pédieux,
mais aussi poplités et fémoraux ; rechercher des souffles
- une modification de la peau : lisse, sans poil, des ongles fragiles et épaissis
- des lésions cutanées aux points d’irritation (coutures de la chaussure par
ex .)
Des examens complémentaires s’imposent si des anomalies sont découvertes :
- la TC PO2 (pression en Oxygène trans-cutanée) est
mesurée très simplement et reflète le métabolisme cellulaire et peut
orienter le traitement
- un écho-doppler des membres inférieurs à la recherche de lésion localisée
curable par intervention et utile pour évaluer le lit d’aval, avec en complément,
- une artériographie qui précèdera un traitement par angioplastie ou
chirurgical par pontage
Les traitements proposés :
- la suppression des facteurs de risque : tabac, HTA, hyperlipidémies
- l’équilibre de la glycémie, la reprise de la marche, la qualité du
« chaussage »
- les traitements médicaux dits vasodilatateurs sont peu efficaces, les antiagrégants
aspirine, Ticlid ou anticoagulants ont été proposés
- les traitements chirurgicaux, quand ils sont réalisables (angioplastie ou
pontage) peuvent revasculariser les extrémités et repousser la chirurgie
d’amputation .La sympathectomie est peu utile sur des artères à faible
compliance .
Les mesures locales :
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Il est important après l'examen de
demander au patient de porter des chaussures adaptées : chaussures
orthopédiques plus larges en avant, avec un talon de 1 à 2 cm
de hauteur pour diminuer la tension de la voûte plantaire, avec un minimum
possible de coutures, et si possible avec des trous pour aérer l'intérieur
du pieds (et éviter une macération liée à la transpiration). Des baskets peuvent également être portées si elles ont les mêmes caractéristiques que les chaussures orthopédiques. |
| Il faut également lui
demander de se laver les pieds tous les jours, et de sécher ses
pieds, surtout entre les orteils pour éviter la macération.
Un autre problème sont les chaussettes : il faut utiliser
le moins possible de chaussettes en nylon. L'abrasion des zones d'hyperkératose à l'aide d'un bistouri ou d'une meule par le médecin est utile. Il faut demander au patient de mettre de la vaseline tous les soirs, afin de ramollir les callosités. Une pierre ponce peut être conseillée au patient, en précisant de l'utiliser quotidiennement et doucement afin de ne pas blesser le pied. On peut demander au patient également d'aller voir
une pédicure pour l'ablation des callosités et pour les soins des
ongles. |
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Les mesures générales, que l'on ne doit pas
oublier :
- diminuer ou traiter les facteurs de risque : tabac, hyperlipidémie, HTA
- accroître la marche quotidienne
- équilibrer les glycémies
Et des mesures évidentes : recommander de
- ne pas marcher pied nus
- désinfecter et protéger toutes les plaies, même minimes
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La première chose à faire est
d'évaluer l'urgence : |
| - si la plaie est plus importante, plus grande, plus approfondie, avec de la cellulite, de l'œdème, il faut renvoyer le patient dans un service spécialisé (diabétologie par exemple). | |
| On prescrira également au patient un
anticoagulant, on effectuera un vaccin antitétanique. Les glycémies doivent être bien équilibrées. Si le patient est sous antidiabétiques oraux, et qu'il est très déséquilibré, il faudra le mettre sous insuline. Si en ville, on constate que la plaie n'est pas très profonde et que le patient est plus ou moins équilibré sous antidiabétiques oraux, il n'est pas toujours nécessaire de passer à l'insuline. S'il est très déséquilibré, et même si la plaie n'est pas très profonde, il faut l'orienter en milieu hospitalier. |
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![]() BAROUK-MAYZAUD, Type I, décharge totale de l'avant-pied
MAYZAUD, décharge de l'arrière-pied |
Voici des "MAYZAUD". Elles permettent une décharge
(à gauche de l'avant-pied, à droite du talon). Certains services
hospitaliers permettent de les obtenir en 24 heures ! En ville, le remboursement est très faible. |
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Utilisation des crèmes pour les soins
du pied diabétique :
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La prise en charge se fait soit en
collaboration -avec un médecin podologue compétent pour
les soins aux diabétiques -soit avec un service hospitalier, par exemple
en diabétologie -soit en hospitalisation spécialisée |
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Ces blessures peuvent se voir au niveau
des points d'appuis. Ici, il s'agit d'un pied neurologique avec des points d'appuis atteints. |
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A gauche : lésion sur un pied de Charcot. |
| A droite : pied vasculaire avec début de
gangrène. On remarque bien que les lésions sont situées sur les zones de frottement plus que d'appui. |
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![]() |
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| Qcm |
| Cas cliniques |
-en premier par un examen attentif des pieds de votre malade à la recherche de lésions déjà présentes , ce qui serait étonnant en raison de la faible ancienneté du diabète .Lors de cet examen, l’apprentissage de la recherche de lésions , l’explication des mesures d’hygiène (toilette quotidienne, séchage soigneux entre les orteils, ponçage de lésions d’hyperkératose, soins des ongles ...), l’évaluation de l’auto surveillance possible par le patient sont des temps forts de la consultation et de la prévention .
-la réalisation d’un bilan echo-doppler peut évaluer l’état vasculaire et surtout rassurer ce patient
-l’information concernant le chaussage (chaussures, chaussettes, ...) et sur le dépistage de lésions éventuelles justifiant une consultation médical type mycose, plaie, intertrigo ou infection cutanée est primordiale, sachant que des lésions bien traitées préviennent très souvent les complications graves .
-le rappel de la prise en charge de tous les facteurs de risque (tabac, TA, Lipides ..) est indispensable
C’est à ce prix que vous pourrez rassurer à juste titre en grande partie ce patient inquiet .
-il n’existe pas de petit diabète !
-les complications chroniques peuvent évoluer depuis longtemps lors de la découverte d’un diabète de type 2 : le patient est porteur de neuropathie ( dont l’anesthésie a occulté le signal d’alarme donné par la douleur ) et d’une artérite des membres inférieurs .
-les chaussures neuves peuvent être redoutables pour un diabétique : elles doivent être choisies avec soin, portée quotidiennement une durée progressive, être assez larges pour éviter l’œdème qui devient compressif.
-aucune plaie ne doit être négligée, encore plus chez le diabétique (désinfection et antibiothérapie systématique et précoce)
-ce patient n’a pas profité d’une information concernant le risque local et le risque général (équilibre des glycémies, tabagie, sédentarité ...)
-arrêt du tabac, sans délai et complètement ; aide médicale si nécessaire
-améliorer l’hygiène des pieds
-optimiser l’équilibre des troubles métaboliques (glycémie, lipides ) et recherche et prise en charge de facteurs associés (sédentarité, HTA ...) utilité du dosage de la µalbuminurie / 24 H
-demander un examen doppler, qui objectivera des lésions sténosantes, soit proximales, type fémorale à droite, soit distales et diffuses sur la jambe gauche .
Le traitement consiste en :
-l’ arrêt du tabac
-la marche régulière et de durée progressivement allongée, malgré la douleur ( à éviter de déclencher)
-des vasodilatateurs, utiles au moins pour le moral et la relation médecin-malade, des antiagrégants :aspirine
-si la lésion fémorale est sévère et entraîne un retentissement sur la perfusion du pied, un bilan complémentaire est nécessaire (artériographie) avant d’envisager une revascularisation par angioplastie ou par pontage .
| Bibliographie |
| Autres liens |
Dernière mise à jour le 17 janvier 2000
Liens internes
- Diabète non insulino-dépendant- stratégie, relation généraliste-spécialiste
- Le
diabète de type 2
- Recommandations
: le diabète de type 2
Liens externes ![]()
Le
pied diabétique : Texte établi
par un comité d'experts et validé par les membres des conseils
d'administration et scientifique de l'ALFEDIAM
![]()
Le
pied diabétique : Brochure Patient du Belgian Orthoweb, basée sur
la Brochure Patient de l' AOFAS avec l'aimable permission de l'AOFAS,
illustrations © 1997 Belgian Orthoweb ![]()
Plaies
diabétiques : par la Société Française et Francophone des Plaies et
Cicatrisation ![]()
Illustrations
de pieds diabétiques : sur le serveur de l'université Grenoble-1 ![]()
| Auteurs |
| Auteurs : | Dr. Cogez (MG) Dr. Bekherraz (service du Pr. Altmann, Hôpital Laennec) |
|
| Cours : | Le pied
diabétique Dernière mise à jour le 17-01-2000 |
|
| D.U. : | DU de médecine
Générale 15/12/1999 |
|
| Retranscription : | Effectuée par le Dr David ZERBIB | |
| Bibliographie: | Mme
Degeorgis, Bibliothèque
interuniversitaire de Médecine (BIUM)
12, rue de l’Ecole de Médecine 75270 PARIS Cedex 06 |