Les vaccins qui posent problème
BCG
- Efficacité, pourquoi n'est-il pas pratiqué dans tous les pays?
La vaccination par le BCG est une protection à 90% contre les formes
extra-pulmonaires de tuberculose.
L'efficacité contre la tuberculose pulmonaire est estimée à au plus 50% .
Il existe des raisons historiques, affectives qui expliquent les politiques différentes
d'un pays à l'autre.
La Suède et l'Allemagne de l'Ouest ont interrompu la vaccination par le BCG la même
année : en Suède, il ne s'est rien passé (la tuberculose a continué à diminuer et la
politique vaccinale a été de vacciner les enfants considérés comme à risque), alors
qu'en Allemagne, une recrudescence des méningites tuberculeuses a eu lieu dans les
années suivantes.
Tout dépend donc du niveau d'endémicité de la tuberculose.
- Chez qui, quand?
On vaccine l'enfant avant l'entrée en collectivité (cf. décret de 1996).
- Combien de vaccins ? Ce que dit le calendrier vaccinal. Quel rythme pour les contrôles
tuberculiniques ?
On vaccine par le BCG avant l'entrée en collectivité. On fait un contrôle entre 3 et 12 mois après la vaccination, et avant 3 ans (éventuellement avec le dispositif de multiponcture même si cela n'est pas aussi bien que l'IDR).
Si le contrôle tuberculinique est positif, le nouveau contrôle doit se faire à 11-13 ans.
Il est inutile de faire comme cela se voit parfois un contrôle tous les ans.
- Monotest ou IDR?
Il est vrai que le monotest est plus pratique dans ne utilisation quotidienne.
Cependant, si un enfant reste négatif, il vaut mieux attendre qu'il grandisse un peu et
faire une vraie IDR (en préférant la période de l'automne en raison des suppurations
possibles).
HÉPATITE B
- Les objectifs de la vaccination, les dérives françaises ?
Les stratégies ciblée sur les groupe à risque ont toutes été des échecs.
Les seules solutions possibles sont donc l'abstention thérapeutique ou la
vaccination universelle. La vaccination des nourrissons a été proposée non pas en
raison du risque pour cette population mais en raison de la facilité à intégrer le
programme vaccinal dans le suivi médical des nourrissons.
Afin d'accélèrer la protection de la population, a été proposé un rattrapage pour les
enfants scolarisés.
En raison de l'engouement pour la vaccination contre l'hépatite B, un tiers de la
population française a été vaccinée, même les populations non à
risque !
- Effets secondaires - SEP ?
Un certain nombre de notifications d'accidents neurologiques ont été fait, à
la suite d'une vaccination auprès de l'agence du médicament.
Le problème est alors de savoir si le nombre de cas de SEP survenu chez les vaccinés est
identique à ce à quoi il fallait s'attendre si ces patients n'avaient pas été
vacciné.
Les études cas témoin avait alors montré une augmentation non significative du risque
(cette augmentation pouvait être parfaitement lié au hasard).
- Niveau de preuve des études
En 1997, on décide de faire d'autres études, une nouvelle enquête cas-témoin
plus large, un enquête sur les bases de données anglaise (car il n'y a pas de biais de
médiatisation).
Ces deux études sont terminés et montrent la même chose : une augmentation non
significative du risque.
Certains disent que même si ces trois études, individuellement, ne montrent rien, le
fait qu'elles aillent les trois dans le même sens, n'est pas à négliger.
D'autres disent que toutes ces enquêtes sont pleines de biais, et que si ces biais sont
en faveur d'une surestimation des risques, le résultat sera à chaque fois identique.
Nous sommes aujourd'hui dans l'incapacité à infirmer ou confirmer l'association entre
vaccination et accidents neurologiques : si le risque existe, il est très très faible
(le risque de SEP par la vaccination estimé, si l'augmentation du risque existe
est toujours inférieur à 1/100000). Le risque estimé est nul avant 7 ans.
- Contre-indications chez le nourrisson ? Uniquement un problème de santé publique ?
Chez le nourrisson, le risque paraît nul : cela renforce l'idée d'une
vaccination de masse à cet âge. Le recul est de 15 ans et les personnes
vaccinées sont toujours protégées. Nous sommes sûr de ne pas être iatrogène.
Toute personne qui a des anticorps anti-Hbs après vaccination >10 UI/l est protégée,
quelque soit son âge, jusqu'à preuve du contraire.
Avant 25 ans les personnes sont d'excellents répondeurs.
Désormais, est préconisé une vaccination avec 3 doses au lieu d'une vaccination à 4
doses.
Pour les populations non à risque on fait donc une vaccination à 0, 1 et à 6 mois.
(cf. BEH n°44/98)
- Perspective d'un vaccin hexavalent ?
Il existe un projet de vaccin hexavalent.