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1
- Anatomie de l'hypothalamus
2 - Régions extra-hypothalamiques impliquées
dans le contrôle de l'appétit
3 - Populations neuronales hypothalamiques impliquées
dans l'homéostasie énergétique
Des expériences réalisées dans les années 1940 ont montré que des stimulations électriques ou des lésions de régions spécifiques de l'hypothalamus modifiaient la prise alimentaire. Ces expériences avaient conduit à identifier un centre de la faim et un centre de la satiété. Les travaux de recherche de ces dernières années ont permis de mettre en évidence chez l’animal des populations neuronales exprimant des neuro-transmetteurs spécifiques qui médient des effets sur la prise alimentaire et la dépense énergétique et sont régulés par des signaux spécifiques de l'état nutritionnel. Leur importance fonctionnelle, leurs interactions mutuelles et surtout leur rôle physiologique réel, en particulier chez l’homme reste cependant loin d’être défini.
1 - Anatomie de l'hypothalamus
Le noyau arqué
Il joue un rôle fondamental dans la signalisation des messages périphériques aux autres structures pour plusieurs raisons :
- Situé entre le 3° ventricule et l'éminence médiane, il est accessible aux messages circulants comme la leptine, l'insuline et la ghréline qui ne peuvent franchir la barrière hématoméningée.
- Il est la seule zone de l'hypothalamus exprimant la synthase des acides gras, il est de ce fait sensible aux métabolites intermédiaires du métabolisme des acides gras.
- Il exprime des populations neuronales clés dans la régulation du comportement alimentaire (tableau 1): les neurones à neuropeptide Y (NPY) et agouti-gene related peptide (AGRP) deux puissants stimulants de la prise alimentaire et les neurone à pro-opiomélanocortine, cette dernière est un précurseur de l'alpha MSH et du cocain and amphetamine related transcript.(CART) qui sont des agents anorexigènes .
Tableau 1 : Neurotransmetteurs hypothalamiques impliqués dans l'homéostasie énergétique
| Régulations par les signaux d'adiposité (leptine, insuline) | |
| Augmentent la prise alimentaire | |
| NPY | Diminue |
| MCH | Diminue |
| AGRP | Diminue |
| Orexines A et B | Diminue |
| Galanines | ? |
| Diminuent la prise alimentaire | |
| a MSH | Augmente |
| CRF | Augmente |
| CART | Augmente |
| CCK | ? |
| Glucagon-like peptide 1 | ? |
| 5 HT | ? |
Le noyau paraventriculaire est un centre intégrateur, recevant des projections des neurones NPY/AGRP et POMC/CART et riche en terminaisons contenant des neurotransmetteurs impliqués dans la modification de l'appétit.
Le noyau
ventromédian longtemps considéré comme
le centre de la satiété est riche en récepteurs de la
leptine
Le noyau dorso-médian contient des récepteurs de l'insuline
et de la leptine et joue un rôle dans l'initiation de la prise alimentaire.
L'hypothalamus latéral, considéré comme le centre de la faim, contient des récepteurs à NPY ainsi que des neurones sensibles au glucose.
2 - Régions extra-hypothalamiques impliquées dans le contrôle de l'appétit
L'intégration de l'homéostasie énergétique fait intervenir de nombreuses structures cérébrales qui ont des connexions avec l'hypothalamus :
- noyau du tractus solitaire sur qui convergent les informations d'origine vagale,
- noyau para brachial,
- thalamus qui joue un rôle dans la perception hédonique,
- structures du lobe temporal,
- système limbique (amygdale rhinencéphalique) impliqué dans les processus d'apprentissage et de conditionnement
3 - Populations neuronales hypothalamiques impliquées dans l'homéostasie énergétique
De nombreux neurotransmetteurs
trouvés dans l’hypothalamus affectent la prise alimentaire et
le poids, s’ils sont injectés par voie centrale ou si leur activité
est modifiée par des manipulations pharmacologiques ou génétiques.
Les neurones qui expriment ces neurotransmetteurs reçoivent des informations
de la périphérie de nature hormonale (leptine insuline ghréline)
ou directement métaboliques par l’intermédiaires des neurones
capteurs de glucose dont l’activité est modulée par des
variations de la glycémie ou des taux d’acides gras libres circulants.
Ces populations neuronales interagissent entre elles de
manière antagoniste ou synergique
permettant l’adaptation aussi bien sur le court terme que sur le long
terme. Ces interactions permettent également l’adaptation même.
en cas de déficit sur l’un des circuits. Il semblerait toutefois
que l’adaptation soit plus précise en face des situations de
carence énergétique qu’en face de situation d’excès
énergétique.