Auteurs
: Pierre Cochat (Hôpital
Edouard-Herriot & université Claude-Bernard, Lyon )
Limites de la question :
Le document ci-dessous ne concerne que les aspects pédiatriques de la protéinurie et du syndrome néphrotique
Sommaire
PROTEINURIE
1
- Définition et détection de la protéinurie
2 - Protéinuries « physiologiques »
3 - Protéinuries pathologiques
4 - Evaluation d’une protéinurie
SYNDROME NEPHROTIQUE
5
- Définitions
6 - La néphrose idiopathique
7 - Autres formes de syndrome néphrotique primitif
INTRODUCTION
La protéinurie est
souvent découverte fortuitement chez l’enfant. Son dépistage
n’est pas obligatoire, mais recommandé par la médecine scolaire
lors de l’entrée au cours préparatoire (6 ans) et au moment
de l’entrée en sixième (11 ans).
Toute protéinurie permanente doit être inventoriée.
1 - Définition et détection de la protéinurie
Il existe une élimination
urinaire physiologique de protéines ; le terme de protéinurie
désigne donc une élimination anormale. La limite supérieure
de la protéinurie est influencée par la position, l’activité
physique, l’alimentation, mais dépend peu de l’âge
ou du gabarit.
On considère qu’une protéinurie est anormale lorsqu’elle
excède 150 mg/24h. La moitié de ces protéines provient
du plasma, et l’albumine en constitue l’essentiel, de sorte que
la limite supérieure de l’albuminurie physiologique est de 30 mg/24h.
L’autre moitié est principalement représentée par
la protéine de Tamm-Horsfall, dont la fonction n’est pas connue
et qui est fabriquée au niveau du tube distal.
La protéinurie est habituellement détectée par la bandelette
réactive, qui permet une appréciation semi-quantitative. La réaction
chimique impliquée repère avant tout l’albumine et est moins
sensible pour les autres protéines (protéines de faible masse
moléculaire, immunoglobulines). Une réaction peut être faussement
négative lorsque l’urine est diluée.
Une réaction faussement positive peut être le fait :
- d’urines concentrées
- d’une hématurie macroscopique,
- d’urines contenant de la chlorhexidine ou un ammonium quaternaire,
- si le pH est > 8.
L’évaluation rigoureuse d’une protéinurie ne peut donc se limiter à l’examen par bandelette réactive et un dosage sur 24 h est nécessaire, faisant appel à plusieurs type de réactions colorimétriques (la méthode la plus répandue utilise le Bleu de Coomassie). Par ailleurs, il est possible d’utiliser le rapport protéine/créatinine sur échantillon.
Globalement, il existe deux catégories de protéinurie : les protéinuries « physiologiques » et les protéinuries pathologiques (Tableau I).
Tableau I - Classification et causes des protéinuries
Protéinuries
« physiologiques » |
Protéinuries
pathologiques |
|
Glomérulaires |
Tubulaires |
|
Protéinurie orthostatique Protéinurie accompagnant la fièvre Protéinurie induite par l’effort |
Syndrome néphrotique
Glomérulonéphrite
Hypertension artérielle |
Héréditaires
Acquises
|
2 - Protéinuries « physiologiques »
La protéinurie n’excède généralement pas 1 g/24h et n’entraîne pas d’œdèmes. Le mécanisme impliqué reflète vraisemblablement une tolérance individuelle aux variations de l’hémodynamique intra-rénale.
1. Protéinurie orthostatique
Dans ce cas, le débit
urinaire de protéines en orthostatisme peut atteindre 10 fois celui du
sujet en clinostatisme. La découverte d’une telle protéinurie
est généralement fortuite. Il n’y a jamais d’hématurie,
la fonction rénale est normale et le complément n’est pas
activé. La biopsie rénale n’est pas justifiée et
ne montrerait aucune altération.
Une étude de la distribution orthostatique est indispensable. Une à
deux heures après le coucher, l’enfant urine sans se lever et ces
urines, potentiellement contaminées par celles produites en orthostatisme,
sont jetées. Le recueil d’urines en clinostatisme peut alors commencer,
éventuellement facilité par l’absorption d’un verre
d’eau. Au réveil, l’enfant urine soit en position couché,
soit immédiatement après être passé en position debout.
En cas de protéinurie orthostatique, les urines obtenues ne doivent pas
contenir de protéines (< 0,05 g/L) et les urines recueillies ensuite
en contiennent des quantités variables (< 1 g/L). Il est souhaitable
de renouveler l’examen avant d’affirmer le diagnostic.
En fait, toute protéinurie permanente est accrue par l’orthostatisme,
et l’on peut toujours craindre l’unique traduction d’une glomérulopathie
débutante. Un suivi prolongé est donc nécessaire jusqu’à
disparition de la protéinurie.
2. Protéinurie associée à la fièvre
Une protéinurie transitoire est possible en cas d’hyperthermie supérieure à 38,3°C. Cette protéinurie n’excède pas 2+ sur la bandelette réactive et doit être considérée comme bénigne lorsqu’elle disparaît avec la fièvre.
3. Protéinurie d’effort
Une protéinurie peut apparaître après un effort intense, n’excédant pas 2+. Sa bénignité est affirmée par sa disparition en moins de 48 h.
3 - Protéinuries pathologiques
1. Protéinuries tubulaires
Normalement, l’ultrafiltrat
glomérulaire contient de nombreuses protéines de masse moléculaire
inférieure à celle de l’albumine (lysozyme, chaînes
légères d’immunoglobulines, b2-microglobuline), qui sont
physiologiquement réabsorbées par le tube proximal. Si ce segment
est lésé, la réabsorption des « petites » protéines
sera altérée et celles-ci seront retrouvées dans l’urine.
Cette protéinurie n’excède pas 1 g/24h et ne provoque jamais
d’œdèmes. Cette situation est le fait de tubulopathies congénitales
ou acquises (Tableau I) et il convient de rechercher d’autres signes d’atteinte
tubulaire proximale (glycosurie, phosphaturie, acidose, amino-acidurie). Il
est exceptionnel que la protéinurie révèle la tubulopathie
; elle est plutôt détectée dans le cadre du suivi d’une
affection déjà identifiée.
Les protéinuries tubulaires sont rares et leur recherche n’est
justifiée que lorsqu’il ne s’agit pas d’une protéinurie
glomérulaire. Le recours à l’électrophorèse
des protéines urinaires est donc limité.
2. Protéinuries glomérulaires
La principale cause de
protéinurie permanente est le fait d’une altération de la
perméabilité de la membrane basale glomérulaire.
Il s’agit habituellement d’une protéinurie importante, pouvant
dépasser 30 g/24h. Cette protéinurie est sélective lorsqu’elle
ne comporte que des protéines plasmatiques de masse moléculaire
inférieure ou égale à celui de l’albumine ; elle
est non-sélective si la masse moléculaire des protéines
est supérieure à celle de l’albumine (immunoglobulines G),
traduisant des lésions plus sévères du filtre glomérulaire.
La plupart des glomérulopathies s’accompagne d’une protéinurie
non sélective et celle-ci n’est guère sélective que
dans la néphrose à lésions minimes (cf. infra). Cependant,
là encore, l’étude de la sélectivité par électrophorèse
n’est pas indispensable.
La protéinurie est un marqueur essentiel dans les glomérulopathies.
Non seulement elle est un outil diagnostique, mais elle reflète aussi
l’importance d’une éventuelle prolifération cellulaire
et a donc une valeur pronostique. De plus, lorsque elle persiste, elle joue
un rôle dans la progression de l’atteinte rénale (fibrose
interstitielle). Il se peut que l’utilisation précoce de certains
médicaments (inhibiteurs de l’enzyme de conversion, antagonistes
de l’angiotensine 2) ralentisse la progression de l’insuffisance
rénale.
Plusieurs études ont montré l’intérêt du dosage
de la microalbuminurie, plus sensible que celui de la protéinurie, comme
marqueur précoce de l’atteinte glomérulaire. A l’instar
de la néphropathie diabétique, l’intervention pharmacologique
se situe donc probablement à ce stade, mais il n’y a pas encore
de recommandations validées.
4 - Evaluation d’une protéinurie
La protéinurie,
suggérée par l’examen des urines par bandelette réactive,
doit être complétée par :
- étude du sédiment urinaire (hématurie, leucocyturie,
biochimie)
- dosage de la protéinurie de 24h
- étude de la distribution nycthémérale de la protéinurie
si elle est isolée
- évaluation de la filtration glomérulaire
- dosage du complément (C3)
- parfois, sérothèque
Une biopsie rénale
est recommandée lorsqu’il existe :
- protéinurie < 1 g/24h avec
¤ hématurie
¤ diminution de la filtration glomérulaire
¤ abaissement persistant du C3
¤ hypertension artérielle
¤ signes systémiques
- protéinurie > 1g/24h
- syndrome néphrotique (protéinurie = 50 mg/kg par 24 h) –
cf infra
¤ âge compris entre 1 et 10 ans : corticothérapie
sans biopsie
¤ âge < 1-2 an ou > 10-12 ans : biopsie
5 - Définitions
Le syndrome néphrotique
(SN) correspond à l’ensemble des manifestations cliniques et biologiques
que provoque une protéinurie = 50 mg/kg par 24h (ou protéinurie/créatininurie
> 3 g/g ou 0,33 g/mmol).
Lorsque ce tableau est isolé, on parle de SN pur.
On parle de SN impur s’il existe :
- une hématurie
- et/ou une hypertension artérielle (HTA)
- et/ou une insuffisance rénale (IR).
La néphrose associe
un SN idiopathique à des lésions glomérulaires minimes
(LGM) ou, plus rarement, à une hyalinose segmentaire et focale (HSF).
Son incidence annuelle en France est de 2 à 3 / 100 000 enfants, avec
un maximum entre 2 et 6 ans, deux fois plus fréquent chez le garçon.
On retrouve volontiers un facteur déclenchant (infection, terrain allergique,
vaccination) sans que l’on puisse établir de lien de causalité.
La néphrose idiopathique est une maladie systémique dont le rein
est la cible. En effet, une activation du système lymphocytaire T de
type Th2 génère un facteur circulant qui altère le complexe
podocytes - membrane basale glomérulaire. Il s’ensuit une protéinurie
qui entraîne une hypoprotéinémie, responsable d’une
baisse de la pression oncotique à l’origine du syndrome oedémateux.
Ces oedèmes traduisent une accumulation de sodium dans le volume extracellulaire
et une expansion compensatrice aux dépens du compartiment interstitiel
; cette rétention rénale de sodium peut répondre à
deux hypothèses : phénomène secondaire à un hyperaldostéronisme
ou rétention primaire du sodium.
1. Présentation
L’installation
est souvent rapide, mais le diagnostic est parfois différé car
les œdèmes ont été négligés.
Ces œdèmes sont francs, déclives, indolores, et prédominent
au visage au réveil et aux chevilles en fin de journée ; il existe
parfois un épanchement pleural ou une ascite.
Des douleurs abdominales sont volontiers présentes au début et
peuvent être liées à l'ascite ou à l’hypovolémie.
Le diagnostic est rarement porté par un examen systématique des
urines par bandelette réactive.
Lorsque le syndrome œdémateux est important, l’inflation
du secteur interstitiel se fait aux dépens du compartiment intra-vasculaire,
ce qui peut entraîner une baisse de la pression artérielle (PA)
et une IR fonctionnelle.
Parfois, une complication révèle la néphrose (cf
infra).
2. Désordres biologiques
Le dosage de la protéinurie
de 24h est utile au début et parfois en cours d’évolution.
Une hématurie microscopique est présente une fois sur cinq,
souvent transitoire. L’hématurie macroscopique, exceptionnelle,
doit faire évoquer une thrombose des veines rénales.
La protéinurie entraîne une hypoprotéinémie
(< 60 g/L) qui porte essentiellement sur l’albumine (< 30 g/L).
Celle-ci étant synthétisée par le foie, on observe, en
réponse à l’hypoalbuminémie, un emballement des
synthèses hépatiques (facteurs de coagulation, cholestérol,
triglycérides, alpha 2-globulines).
Selon la part de l’hyperaldostéronisme, de l’IR fonctionnelle,
et de la répartition hydrosodée entre secteur interstitiel et
secteur vasculaire, la natrémie peut être normale ou basse
et la natriurèse est effondrée. La kaliémie
peut augmenter s’il existe une IR fonctionnelle. La calcémie
est d’autant plus basse que la protéinémie diminue, conséquence
de la diminution du calcium lié ; le calcium libre est généralement
normal.
Plusieurs phénomènes sont à l’origine de l’hypercoagulabilité
: thrombocytose et hyperagrégabilité plaquettaire, augmentation
des facteurs procoagulants (fibrinogène, facteurs V, VII, VIII), fuite
urinaire des inhibiteurs de la coagulation (antithrombine III, protéine
S). Le risque de thrombose est proportionnel au degré d’hypoalbuminémie,
d’autant que s’ajoutent hypovolémie, hémoconcentration
et alitement.
En pratique, les examens indispensables sont : Au moment du diagnostic poids,
En cours d'évolution poids,
|
3. Anatomie pathologique
Indications de la ponction-biopsie
rénale :
- Age = 1-2 an ou = 10-12 ans
- SN impur persistant
- Corticorésistance, pouvant traduire des lésions inhabituelles.
Corrélations
anatomo-cliniques :
- Néphrose corticosensible = 90% LGM + 10% HSF,
- Néphrose corticorésistante = 60% LGM + 40% HSF.
4. Complications
Le risque de choc hypovolémique
est lié à l’importance du syndrome œdémateux
et à la rapidité de son installation ; il est accru si les diurétiques
sont manipulés de manière intempestive.
Les infections bactériennes (5 à 10% des SN) sont habituellement
dues à des germes capsulés (Streptococcus pneumoniae) et ont des
localisations spécifiques : péritonite, pneumopathie, méningite,
septicémie. Les infections virales sont surtout iatrogènes.
Le risque de thrombose est lié aux anomalies de l’hémostase
mais surtout à l’hypovolémie et à l’hémoconcentration.
Ce risque est donc majoré lorsqu’un traitement diurétique
est utilisé en l’absence de remplissage préalable. D’autres
facteurs concourent à augmenter le risque de thrombose, telle l’immobilisation
ou la présence de cathéters. Il s’agit de thrombose veineuse
profonde, d’embolie pulmonaire, de thrombose des sinus crâniens.
Cette complication (2 à 5% des SN) est une cause préoccupante
de mortalité et de morbidité ; il convient donc de savoir l’évoquer
et de se donner les moyens de confirmer le diagnostic par l’imagerie.
Protéinurie massive et prolongée. Cela ne concerne en Europe
que les formes résistant à tout traitement, mais c’est une
cause fréquente de mortalité dans les pays en développement.
La protéinurie chronique entraîne en effet une fuite d’immunoglobulines,
de complément, d’hormones et de transferrine, mais aussi une dénutrition
et une ostéoporose.
Par ailleurs, le SN modifie la pharmacocinétique de nombreux médicaments.
5. Evolution
| Globalement | |||
| Corticosensibilité | 85% |
poussée unique ou rare | 1/5 |
| récidives multiples/corticodépendance | 4/5 |
||
| Corticorésistance | 15% |
la moitié évolue vers l’IR | |
| Le principal élément pronostique est représenté par la réponse à la corticothérapie | |||
Néphrose corticosensible.
Corticosensibilité est généralement synonyme de bon pronostic
rénal. Dans les formes multirécidivantes ou corticodépendantes,
se pose le problème de l’observance et, si le traitement est bien
suivi, celui de la pathologie iatrogène. La durée d’évolution
de la maladie est imprévisible et peut se prolonger jusqu’à
l’âge adulte.
Néphrose corticorésistante. Bien que la rémission
spontanée soit possible, une évolution péjorative est à
craindre (SN chronique, HTA, IR).
6. Traitement
Traitement symptomatique
Le repos au lit est inutile
voire dangereux, car il augmente le risque de thrombose.
Diététique : la restriction sodée est recommandée
lors des poussées et pendant la corticothérapie à fortes
dose (> 30 mg/m²/j), l’apport protéique est normal, les
sucres rapides sont réduits au prorata de la posologie de prednisone,
les apports en eau sont adaptés en fonction du syndrome oedémateux
et de la diurèse.
L’usage des diurétiques doit être prudent car, en majorant
l’hypovolémie, ils favorisent le risque thromboembolique. S’il
existe des arguments pour une hypovolémie (PA basse ou pincée,
hémoconcentration, tachycardie, microcardie), un remplissage préalable
est nécessaire (albumine humaine à 20%, 1 g/kg à perfuser
en 6 h) en milieu hospitalier. Les produits recommandés sont la spironolactone
(Aldactone®, 5 mg/kg/j) d’autant plus que la natriurèse est
effondrée et le furosémide (Lasilix®,1 à 2 mg/kg/j),
parfois associé à l’amiloride (Modamide®), à
interrompre dès que la protéinurie diminue.
La prévention des thromboses est fondamentale, en évitant tout
ce qui favorise ou aggrave l’hypovolémie. Si le risque est patent
(SN cliniquement sévère, albuminémie = 20 g/L, fibrinogène
> 6 g/L, antithrombine III < 70%, D-dimères > 1000 mg/mL), un
traitement anti-coagulant (anti-vitamine K, héparine de bas poids moléculaire)
doit être proposé. En cas de thrombose avérée, le
traitement repose sur l’héparinothérapie et l’antithrombine
III (Aclotine®).
En présence d’une infection présumée bactérienne,
une antibiothérapie probabiliste par ceftriaxone ± aminoside doit
être entreprise après avoir réalisé les prélèvements
adéquats.
Les vaccinations doivent être évitées en poussée
ou si l’immunosuppression est importante ; il convient de les envisager
en phase de rémission.
Traitement de fond
Corticothérapie. C’est le traitement majeur de la néphrose et il est inutile de le différer.
Corticothérapie lors d'une première poussée Prednisone (Cortancyl®)
|
Traitement des rechutes.
Il est fréquent d’observer une protéinurie transitoire lors
d’infections banales ; la corticothérapie ne sera appliquée
qu’aux rechutes avec protéinurie persistante et œdèmes.
Dans les formes multirécidivantes et corticodépendantes, il convient
de reconnaître une intoxication stéroïdienne (ralentissement
statural, obésité avec vergetures, cataracte) et de proposer une
alternative à la corticothérapie. Les immunosuppresseurs proposés
visent à diminuer le besoin en prednisone, à espacer les rechutes
et parfois à restaurer un certain degré de corticosensibilité.
Néphroses corticorésistantes. La ciclosporine associée
à de faibles doses de prednisone est susceptible d’induire une
rémission prolongée. L’IR terminale est malgré tout
fréquente et expose au risque de récidive après greffe.
7 - Autres formes de syndrome néphrotique primitif
Ces formes sont rares et
la biopsie rénale est nécessaire.
Avant l’âge d’un an, on peut observer une authentique néphrose
idiopathique, mais il s’agit plus souvent de SN particuliers (SN finlandais,
sclérose mésangiale diffuse).
A tout âge, on peut observer des SN familiaux ou syndromiques, en rapport
avec des anomalies génétiques du podocyte, insensibles à
la corticothérapie et aux immunosuppresseurs.