| Notion théorique : Attaque et rime par : Jean Emile Gombert |
L’unité syllabe est décomposable en deux parties: l'attaque et la rime. L'attaque est la consonne ou le groupe de consonnes initial de la syllabe, la rime étant constituée de l'ensemble des phonèmes qui la suivent. Ainsi dans le mot monosyllabique "crabe" (dont la transcription phonétique est [kra:b]) l'attaque est [kr] et la rime [a:b]. La rime est elle-même décomposable en son noyau vocalique (la voyelle, dans l’exemple [a:]) et sa coda (la ou les consonnes terminales, dans l’exemple [b]). La rime est la seule composante obligatoire de la syllabe (les syllabes qui commencent par une voyelle n’ont pas d’attaque), de même le noyau vocalique est la seule composante obligatoire de la rime (lorsque la syllabe se termine par une voyelle -non muette- la rime n’a pas de coda). Conjointement avec le fait que seule la voyelle peut être prononcée de façon isolée (donc maintenue en mémoire de travail dans une boucle d’auto-répétition), il y a peut-être là une explication de l’importance psychologique de la division attaque-rime qui sépare la partie de la syllabe qui précède la voyelle de celle qui apparaît avec la voyelle.
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| Notion théorique : Attaque et rime par : Geneviève Marouby-Terriou |
En linguistique, la rime est l’élément final d’une entité, la syllabe.
La capacité métaphonologique à segmenter la parole en ses constituants est un bon prédicteur de la capacité d’apprentissage de la lecture. Certaines habiletés sont plus précoces que d’autres. La segmentation en syllabes est réussie par certains enfants dès 4 ans, et plus généralement 5 ans alors que la sensibilité à la rime est une habileté déjà présente à 3 ans. |
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| Notion théorique : Attaque et rime par : Geneviève Marouby-Terriou |
En linguistique, l’attaque est l’élément initial d’une entité, la syllabe.
Pour Hooper (1976) il existe une hiérarchie d'occurrences des consonnes pour la position d'attaque et pour la position coda. Cette hiérarchie est fonction du degré d'ouverture (ou de sonorité) de chaque phonème. Ainsi selon Selkirk (1984), la syllabe peut être analysée comme une suite de phonèmes organisés dans un cadre linéaire et croissant d'aperture articulatoire jusqu'à un sommet à partir duquel peut suivre un ordre linéaire et décroissant de phonèmes, par exemple, /p/ peut précéder /l/ dans l’attaque mais l’inverse ne peut être possible.
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| Notion théorique : Attaque et rime par : Jean-Marc Muroni |
Les mots à l'oral sont émis d'une façon continue. Mais si l'on observe leur prononciation, on peut remarquer une construction en syllabes, chaque syllabe correspondant à peu près à une émission de voix.
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