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PARCOURS : Compréhension des phrases : les compétences
syntaxiques
MODULE n°1 : Pour faire le point sur ses connaissances |
Nous proposons à ceux qui le souhaitent de faire
un premier point sur les éléments travaillés dans les modules 2 et 3 qui visent
la capacité des élèves à comprendre les informations contenues dans
l’unité-phrase.
Vous pouvez noter vos réponses et les confronter à la proposition formulée à la
fin du parcours.
1) Petit quizz grammatical
a) Les compléments
mobiles sont souvent circonstanciels : vrai / faux.
b) Les prépositions jouent exactement le même rôle que les conjonctions de
coordination : vrai / faux.
c) La forme verbale "sortions" est seulement celle de l'imparfait (1 personne du
pluriel) : vrai / faux.
d) Une subordonnée relative joue le rôle d'expansion du nom : vrai / faux.
e) Le complément d'objet peut être prépositionnel : vrai / faux.
f) Le pronom personnel n'est jamais complément circonstanciel : vrai / faux.
g) Dans la présente phrase, le mot "attribut" est un attribut : vrai / faux.
h) De quelle forme est la phrase « il
est incapable de réussir. » ?
i) Faites l’analyse grammaticale de la phrase suivante : « J’allais tenir
compagnie à ma sœur Catherine pendant qu’elle s’occupait des vaches et je lui
faisais la lecture (Émilie Carles) ».
j) Soient les phrases suivante au discours direct : Il a dit ; « Je suis
parti. »/ « Je pars. » / « Je partirai.» Transformez-les en discours rapporté au
style indirect.
2) La « grammaire du texte » est une appellation
plus récente de la grammaire fonctionnelle. Oui ou non ?
3) Donnez quelques éléments grammaticaux qui
peuvent expliquer les difficultés rencontrées par les élèves dans la
compréhension des phrases.
4) Quels principes mettre en œuvre pour faire
progresser les élèves dans la compréhension des phrases ?
5) Quelles sont les procédures de manipulation de
la langue qu’on peut utiliser dans les séances de grammaire, rédaction, lecture…
pour faire comprendre aux élèves les notions grammaticales et le rôle de la
syntaxe sur la qualité de l’expression ?
6) Pourquoi la phrase
« Ils
recommencèrent après qu’ils se soient rendu compte de leur erreur » est-elle
incorrecte ?
7) quelles interprétations faire de l’énoncé suivant :
« elle
a refusé de partir pour s'occuper de sa mère malade. »
comment faire comprendre cette
possibilité d’une double interprétation du sens d’une phrase aux élèves ?
8) Qu’est-ce que la grammaire du discours ?
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Correction de l’évaluation |
1) Résultat du quizz
a) vrai : [Sous le
chêne], Saint Louis sommeillait > Saint Louis
sommeillait [sous le chêne]
b) faux
: les premières relient au verbe ou au nom un groupe nominal qui en dépend ; les
conjonctions de coordination assurent la liaison sans dépendance entre deux
groupes ou deux mots.
Il venait [de la steppe] : le groupe entre
[ ] dépend de venait.
Il est [sévère mais juste] : dans le
groupe entre [ ], sévère ne dépend pas de juste, ni l'inverse
c) faux :
également au subjonctif présent : Elle exige que nous
sortions du gymnase !
d) vrai :
Je connais [un Norvégien qui
ne sait pas maîtriser sa colère] : la
subordonnée soulignée dépend de "Norvégien", elle en est l'expansion ; ce qui
est entre crochets est le groupe nominal, complément d'objet (ou essentiel) de
"connais".
e) vrai :
Je parle à ma sœur : complément d'objet
(ou essentiel) indirect ;
Je donne un coup de main à mon voisin :
complément d'objet second.
f) faux
(un pronom personnel peut être complément circonstanciel) :
J'ai pêché souvent dans la Gartempe > j'y ai
pêché souvent
g) vrai,
pour la seconde occurrence, faux pour la première (le mot "attribut" entre guillemets est sujet
h) Il s’agit d’une phrase de forme affirmative.
L’erreur serait de confondre avec le sens (qui est négatif) alors que la forme
renvoie à une catégorie grammaticale.
i) Faites l’analyse
grammaticale de la phrase suivante :
« J’allais tenir compagnie à ma sœur Catherine pendant qu’elle s’occupait des
vaches et je lui faisais la lecture (Émilie Carles) ».
- « J’allais tenir compagnie à ma sœur Catherine » :
proposition principale
- « pendant qu’elle s’occupait des vaches » : proposition subordonnée
conjonctive, complément circonstanciel du verbe « allais »
- « et je lui faisais la lecture » : proposition indépendante, coordonnée par
et à la proposition principale.
j) Soient les phrases
suivante au discours direct : Il a
dit ; « Je suis parti. »/ « Je pars. » / « Je partirai.» Transformez-les en
discours rapporté au style indirect.
Il a dit qu’il était parti. / Il a dit qu’il partait. /
Il a dit qu’il partirait.
2) La "grammaire du texte" est une appellation
plus récente de la grammaire fonctionnelle. Oui ou non ?
Faux : la grammaire fonctionnelle
étudie les fonctions dans la phrase. La
grammaire du texte rend compte de relations au-delà de la phrase, qui
concernent le texte tout entier. Elle cherche à définir les conditions de
cohérence du texte, selon la double règle de répétition (continuité de
l’information à l’aide de reprises nominales et pronominales) et de progression
(analyse des apports d’informations nouvelles au fur et à mesure du déroulement
du texte). L’étude des connecteurs spatio-temporels ou logiques peut être
rattachée à la grammaire du texte.
3) Donnez quelques
éléments grammaticaux qui peuvent expliquer les difficultés rencontrées par les
élèves dans la compréhension des phrases.
- La longueur des
phrases.
- La nature des relations qui lient les unités (cas des phrases avec des
relations logiques exprimés par des connecteurs, mais aussi cas opposé de
l’absence de relations explicites difficiles à reconstruire par les élèves :
Il pleuvait, l'inspecteur hésitait à sortir).
- L'ordre dans lequel les éléments sont agencés (Le cavalier inquiet mit
au repos le pauvre cheval harassé qui écumait sans cesse est plus facile à
comprendre que Le pauvre cheval harassé écumant de façon inquiétante, il fut
mis au repos par son cavalier inquiet.
- La profondeur des emboîtements (L'inspecteur découvrit les bijoux de la
grand-mère que Madame Couderc avait conservés malgré ses affirmations et qui lui
semblèrent assez communs.)
…
4) Quels principes mettre
en œuvre pour faire progresser les élèves dans la compréhension des phrases ?
- Alterner les activités
d'observation et de réflexion occasionnelles liées à des situations de
lecture vraie et des entraînements méthodiques associés au programme
d'enseignement grammatical.
- Travailler autant en réception (lecture) qu’en production (expression orale,
rédaction) : les connaissances et capacités acquises dans les séquences d’étude
de la langue consacrées à l’orthographe, à la grammaire, à la conjugaison et au
vocabulaire sont à mobiliser de manière active.
5) Quelles sont les procédures de manipulation de
la langue qu’on peut utiliser dans les séances de grammaire, rédaction, lecture…
pour faire comprendre aux élèves les notions grammaticales et le rôle de la
syntaxe sur la qualité de l’expression ?
Procédures
de manipulation de la langue :
a) la substitution
ou commutation (les classes d'équivalence) : « Ce matin (demain…), les élèves
de notre école (le directeur…) recevront (accueilleront…) des élus de la commune
(les parents d’élèves…). » On montre que chaque classe de mots a les mêmes
propriétés dans la phrase. La version avec consigne
de conservation du sens est la plus féconde par ses retombées sur l'expression :
Le concurrent du Rallye demande que le mécanicien règle le carburateur. /
Le concurrent du rallye demande au mécanicien de régler son carburateur.
/ Le concurrent du rallye demande au mécanicien le réglage de son carburateur.
b) l'effacement (qui est finalement un cas particulier de substitution) :
« Les élèves recevront des élus. » Certains constituants sont
facultatifs : les compléments circonstanciels et les compléments du nom.
c) l’expansion, fortement orientée vers l’expression écrite :
La Loire scintillait. > Au loin, sous le soleil du matin, la
Loire scintillait comme un immense serpent d'argent.
d) le déplacement :
« Les élèves de notre école recevront des élus de la commune ce matin. »
L’unité « mobile » est le complément circonstanciel.
Procédures
de transformations utiles :
a) changer une phrase
affirmative en négative ou interrogative et inversement ; ou une phrase active
en phrase passive. Ex : Les avions atterrissaient à Lann Bihoué / Les
avions n'atterrissaient pas à Lann Bihoué. / Les avions
atterrissaient-ils à Lann Bihoué ? ou Est-ce que les avions
atterrissaient à Lann Bihoué ?
b) passer d’une phrase
active à une phrase passive ou inversement, y compris avec
"on"
qui produit une phrase passive sans complément d'agent : On
jouait une gavotte quelque part dans la base > Une gavotte était jouée quelque
part dans la base.
c) la
pronominalisation ;
d) la mise en relief.
6) Pourquoi la phrase « Ils
recommencèrent après qu’ils se soient rendu compte de leur erreur » est-elle
incorrecte ?
Contrairement à un usage parfois
rencontré, l’indicatif s’impose après la locution conjonctive après que.
Cette locution induit des faits qui se sont réellement passés. La logique et les
règles de concordance des temps demandent donc que l’on écrive : « Ils
recommencèrent après qu’ils se furent rendu compte de leur erreur ».
7) quelles interprétations faire de l’énoncé suivant : « elle
a refusé de partir pour s'occuper de sa mère malade. »
comment faire comprendre cette
possibilité d’une double interprétation aux élèves ?
Les deux sens :
- Elle ne veut pas partir, parce qu'elle doit s'occuper de sa mère.
- Elle ne veut pas aller s'occuper de sa mère.
Il est nécessaire d’éclairer les deux sens possibles par
une reformulation orale et écrite qui met en avant la cause :
- « c’est parce que sa mère est malade qu’elle n’est pas partie. »
- « c’est parce que… et non parce que sa mère est malade qu’elle n’est pas
partie (ou bien : ce n’est pas parce que sa mère est malade qu’elle n’est pas
partie mais parce que…). »
L'explicitation utilisera également les outils syntaxiques :
1° cas : le Complément circonstanciel de but dépend de "refusé"
2° cas : le Complément circonstanciel de but dépend de "partir"
Deux découpages fonctionnels sont possibles :
[Elle] [a refusé] [de partir] [pour s'occuper de sa mère malade]
[Elle] [a refusé] [de partir pour s'occuper de sa mère malade]
8) Quel est l’objet de la grammaire du discours ?
Elle étudie la façon dont un
énonciateur s’adresse à un destinataire dans une situation particulière. Elle
s’attache donc à préciser les composantes de la situation d’énonciation, les
fonctions et les formes du discours qui sont souvent présentes simultanément
dans les textes (dans un récit, on pourra trouver un discours narratif,
descriptif, argumentatif par exemple). Ces aspects n’ont pas à être théorisés à
l’école élémentaire car ils sont hors de portée des élèves. Ils doivent
cependant être travaillés progressivement en mettant l’accent sur le narratif
(le descriptif étant abordé en lien avec le discours narratif) et en prenant
appui sur des pratiques orales de la langue et une observation de textes qui
conduira à une rédaction satisfaisant les normes d’écriture attendues.
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